Vous avez dit paritarisme ?

07/07/2022


4 mn pour comprendre le paritarisme, ses enjeux, pourquoi il est menacé et pourquoi c'est grave. Le risque ? Glisser vers un modèle beaucoup plus libéral où les salariés ne seraient plus pris en charge selon leur besoin mais selon leur moyen.

Le paritarisme désigne traditionnellement le mode de gouvernance des organismes sociaux dont le financement provient des cotisations salariales et patronales assise sur les salaires. On peut citer les caisses de retraites complémentaires AGIRC ARRCO, l’UNEDIC pour l’assurance chômage, L’APEC pour l’emploi des cadres, le « 1% » logement etc…Comme se sont les employeurs et les salariés qui, par leurs cotisations, font vivre ces organismes se sont leurs représentants, organisations syndicales et organisation patronales, qui président à leur destinée et en assurent la gestion. Au conseil d’administration de ces organismes les employeurs et les salariés sont représentés à part égale ( 50% pour les employeurs et 50% pour les salariés) d’où le terme de paritarisme.
Le paritarisme n’a pas de but lucratif, il n’a pas d’actionnaire son seul objectif est de gérer l’argent issu des cotisations pour répondre au mieux, et dans la durée, aux besoins des salariés.

« Et la CFE-CGC dans tout ça ? »
La CFE-CGC, en tant que principale organisation syndicale représentant les cadres et le personnel d’encadrement est présente au conseil d’administration de tous les organismes sociaux paritaires.

« Le Paritarisme est-il menacé ? »
Oui, et même sérieusement menacé. L’Etat a dans ses missions d’assurer un accès à des dispositifs sociaux à tous les citoyens par le biais de la solidarité nationale financée par l’impôt. Mais depuis des années l’Etat en recherche perpétuel de financement cède à la tentation de faire porter sa politique sociale par les structures du paritarisme, c’est-à-dire par les salariés et les entreprises. Sans apporter de réponses pérennes satisfaisantes, ces ingérences déséquilibre les systèmes et donnent des arguments au gouvernement pour condamner notre édifice social. Le risque est de glisser vers un modèle beaucoup plus libéral, et donc moins protecteur du plus grand nombre, où les salariés ne seraient plus pris en charge selon leur besoin mais selon leur moyen. Inacceptable !

 

Source : CFE-CGC