Le gouvernement vient de transmettre aux partenaires sociaux son projet de loi de transposition de la directive européenne sur la transparence salariale.
Le texte prévoit la publication obligatoire des écarts de rémunération entre femmes et hommes, une évaluation conjointe avec les représentants du personnel en cas d'écart significatif, et l'obligation de mentionner une fourchette de salaire dans les offres d'emploi.
C'est un pas. Mais ce n'est pas suffisant.
Aucune sanction financière n'est prévue pour les entreprises qui ne corrigent pas les écarts. Et le texte crée un droit individuel à l'information sur les rémunérations - encore faut-il que celles qui en ont besoin osent l'exercer seules face à leur employeur.
C'est là que la représentation syndicale change tout.
La directive ouvre la voie. La transposition ne doit pas la rétrécir. L'entreprise ne doit pas s'en tenir au minimum. Les plafonds de verre ne sont pas que dans les organigrammes. Ils peuvent aussi se glisser dans les textes de loi.
À la RATP, la CFE-CGC n'attendra pas la fin du parcours parlementaire. L'accord sur l'égalité professionnelle que nous avons signé en 2025 - seuls - a déjà ouvert les travaux sur l'analyse des rémunérations. Nous veillerons à y être pleinement associés.
L'encadrement est la colonne vertébrale du groupe RATP. Il mérite un syndicat à sa mesure.